Anticapitaliste,

anticolonialiste,

féministe,

antiraciste,

internationaliste,

solidaire,


La Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI), est une fédération composée, en 2014, d’une soixantaine d’associations autonomes réparties sur l’ensemble du territoire français (jusqu’en Guyane), caractérisées par leur travail quotidien de solidarité et de lutte avec les personnes immigrées, pour l’égalité des droits.


La fédération oriente son action pour construire une société multiculturelle, qui favorise l’auto-organisation des personnes. Elle lutte contre toutes les discriminations, le racisme et le sexisme.

Pour mémoire, la FASTI s’est constituée en 1966 autour des combats des immigré-e-s des bidonvilles de la région parisienne pour leurs droits. Dès 1967, (lors du premier congrès) la fédération compte une soixantaine d’associations qui s’unissent dans la lutte pour l’égalité des droits entre personnes immigré-e-s et personnes françaises.



Pour cela la FASTI revendique :

  • La liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous, l’ouverture des frontières, la fin des politiques de répression aux frontières et en Europe, la fin de l’enfermement des migrant-e-s, l’abolition des accords de réadmission, de la gestion concertée des flux migratoires, la suppression de l’agence Frontex,

  • L’abolition des lois xénophobes et des textes répressifs concernant les migrant-e-s,

  • La régularisation de tou-te-s les sans papiers et le rétablissement de la carte de résident de dix ans,

  • Une citoyenneté repensée (droit de vote, éligibilité des étranger-ère-s à toutes les élections),

  • L'abolition de tous les traités de libre échange, l'arrêt des négociations en cours et la suppression des institutions internationales capitalistes.

  • Le respect des droits des mineur-e-s et lutte contre les discriminations à leur égard

  • L'égalité hommes/femmes, et l'égalité des droits entre les femmes étrangères et françaises

  • Le respect du droit d'asile

  • La fin des régimes d'exceptions en Outre-mer et la suppression du visa Balladur à Mayotte


coordination@fasti.org / www.fasti.org / 58 rue des Amandiers 75020 PARIS

Présentation FASTI_Cercle de Résistance.
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C'est la politique européenne

qui tue les migrant-e-s,

pas les passeurs !



En l'espace de quelques jours plus d'un millier de femmes, d'hommes, d'enfants ont perdu la vie  en Méditerranée alors qu'ils-elles tentaient de gagner l'Europe. Au Nord, le discours dominant est des  plus simples : la responsabilité de ces morts incombe aux "passeurs", scandaleusement assimilés " par François Hollande à des "terroristes".


Ce discours répété à l'envi par les dirigeant-e-s ne sert qu'à camoufler la responsabilité réelle de l'Union Européenne, de ses institutions - Frontex en tête - et des Etats qui la composent dont la France.

Ce discours vise  à éviter un examen critique de sa politique antimigratoire qui  assassine

.

C'est pourtant l'Europe qui a militarisé ses frontières, externalisé le contrôle des migrations, obligé les Etats  du Sud de la Méditerranée à construire des camps de rétention pour y enfermer les migrante-s. C'est l'Europe encore qui a restreint le nombre de visas et bafoue le droit d'asile. C'est l'Europe toujours qui a joué et qui joue un rôle dans la déstabilisation politique, sociale et économique des Etats africains par le biais d'accords internationaux inéquitables...


Migrer est un droit pour toutes et tous, reconnu notamment par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

La Liberté de Circulation et d'Installation n'est pas une utopie, elle est  un préalable à l'égalité réelle : celle qui met à bas les dominations de race, de classe et de genre.


Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

politque_europenne_communique_FASTI_2104
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